Culture & Médias

Culture & Médias : la société du spectacle 2.0 ?
∼ le 5 Juillet de 9h à 12h ∼


COORDINATEUR DE THÉMATIQUE

Je m’appelle Jean-Dominique Séval. Je suis économiste et passionné tout autant par les sciences humaines que par les transformations de nos sociétés par les technologies.

Diplômé de l’Université Paris IX-Dauphine (DEA en Sciences des Organisation – 1986), j’ai passé plus de 15 ans dans les métiers du conseil auprès des sociétés XERFI-PRECEPTA (Directeur d’études) et BIPE Conseil (Directeur du département technologies de l’information) avant de rejoindre l’IDATE en tant que Directeur marketing et commercial. En charge de la promotion des compétences du DigiWorld Institute by IDATE au niveau international, je coordonne la commercialisation des prestations d’études et de conseil ainsi que les activités de publication et de conférence de l’Institut. Je dirige également la Business Unit Research en charge de la définition, de la réalisation et de la commercialisation de l’ensemble des études et services du catalogue annuel de l’Institut.

UN PETIT MOT

26 août 1789 : L’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen proclame : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ».

Aujourd’hui jusqu’à où vont nos médias ? Avec l’accessibilité quasi instantané d’information partout du le Web se pose la question de l’utilité et utilisation des médias…

L’ AVIS D’UN SPÉCIALISTE

« Il y a une sorte d’équilibre entre l’offre des médias, qui propose une inquiétude généralisée, et la demande du public, qui a envie d’être inquiété, confirme le psychiatre Michel Lejoyeux. Mais je ne trouve rien de choquant là-dedans. Pour le public, cela s’explique par une pointe de masochisme moral – on se fait un peu peur, mais comme on n’est pas concerné, cela nous fait du bien – ainsi que par un besoin d’être stimulé et réveillé. Quant aux journalistes, ils font exactement ce que nous faisons nous, les médecins, mais aussi les garagistes, les plombiers, les assureurs et beaucoup d’autres professions : ils nous filent les jetons pour qu’on les écoute ! Communiquer sur la peur est ce qu’il y a de plus efficace quand on cherche à capter l’attention.»

NOTRE VISION

Faits alternatifs, post-vérités, “fake-news”, reinformation : dans un société de l’immédiateté, le digital augmente de plus en plus la confusion entre propagande et information. Alors que l’impact des médias n’a jamais été aussi fort sur la société, les acteurs eux-même du monde de l’information et de la culture sont bousculés par la digital et doivent développer de nouveaux modèles (presse, industrie musicale…). Vers quels modèles se dirige-t-on et vers quels types d’interactions entre les médias et la société de demain?

LES CONFÉRENCES

Jean Dominique Seval
Directeur général adjoint de IDATE DigiWorld
∼ le 5 Juillet de 9h à 9h30 ∼

« Les effets inattendus de la révolution numérique »

Si je vous décris une civilisation dont les principaux marqueurs sont une culture majoritairement orale, un enseignement individualisé ou par petits groupes, un travail à la tâche, une production de biens et de services personnalisés, une époque où la vie privée s’efface souvent devant le groupe, la communauté, où les musiciens gagnent d’abord leur vie sur les scènes et les estrades… Vous allez me répondre : l’Antiquité sans doute, ou peut être le Moyen Âge (d’avant l’imprimerie) et vous auriez raison. Et bien, je pourrais tout aussi bien vous dire que je décris une civilisation à venir. La nôtre, mais dans un futur pas si lointain, disons entre dans 30 à 50 ans, celui de nos enfants et plus sûrement de nos petits-enfants. Cette civilisation qui nous fascine, nous intrigue, nous effraye aussi, mais qui nous attend, au bout d’une révolution numérique qui n’en finit pas de déployer ses effets. 

 

Gilles Bastin
Professeur de sociologie, co-directeur de l’Ecole de Journalisme de Grenoble
∼ le 5 Juillet de 9h30 à 10h ∼

 « Le journalisme à l’heure du fake et de la post-vérité »

L’argument selon lequel la « post-vérité » et le « fake » seraient devenus la règle dans l’espace public est aujourd’hui omniprésent. Les mutations que connaissent les médias — et qu’ils continueront de connaître dans les années à venir — alimentent aussi l’inquiétude sur la possibilité que nous puissions à l’avenir continuer à fonder le débat public et notre rapport au monde sur une version indiscutable des faits qui nous entourent. La question qui sera abordée dans cette intervention est celle des moyens par lesquels nous pouvons construire pour l’avenir les conditions d’un journalisme fondé sur la croyance dans l’objectivité des faits. 

Thierry Keller
Directeur de la rédaction d’Usbek et Rica
∼ le 5 Juillet de 10h à 10h30 ∼

« Comment animer un média quand tout devient média ? »

Usbek & Rica est le média qui explore le futur. Le futur probable, le futur dans ses dimensions éthiques, et le futur des utopies concrètes. Mais à l’heure où les organisations et les individus deviennent eux-mêmes des médias, quel est le rôle d’un média « classique » ? Je pense qu’au-delà de l’adaptation aux supports, c’est le concept de ligne éditoriale qui fait la différence.

             

Loïck Roche
Directeur Général de Grenoble Ecole Management
∼ le 5 Juillet de 11h à 11h30 ∼

« DE LA SOCIÉTÉ ÉGOCENTRÉE À LA SOCIÉTÉ ÉCO-CENTRÉE »

L’idée de cette courte intervention est d’ouvrir sur une nécessaire évolution de la société. Et donc des esprits. Et où le bien commun doit dépasser les seuls intérêts individuels, la seule image de soi… Et où ce sont les individus qui doivent se soustraire, mieux, se mettre au service de la société (des enjeux économiques, sociaux, sociétaux, environnementaux, …). Non l’inverse !