Les Citizen Sciences

Citizen Sciences : danger ou opportunités pour les experts scientifiques?
∼ le 4 Juillet de 11h à 12h30 ∼


COORDINATEUR DE LA THEMATIQUE

Thomas LANDRAIN est fondateur et président de « La Paillasse », le premier laboratoire ouvert français pour les biotechnologies. Il est également doctorant en biologie synthétique au CNRS-Genopole et ancien étudiant de l’Ecole Normale Supérieure de Paris.

UN PETIT MOT

Les sciences citoyennes qui impliquent tout-un chacun à venir apporter de la connaissance dans des domaines scientifiques divers se développent depuis plusieurs années, que cela soit dans le domaine de la botanique, de la recherche de vie extra-terrestre ou de la médecine… Des domaines qui semblaient auparavant réservés à des experts scientifiques seuls capables de comprendre la problématiques s’ouvrent à la société et à des groupes de passionnés. Y-a-t-il un risque décrédibiliser les scientifiques ou bien faut-il le voir comme cela comme une approche complémentaire issue des mouvements d’empowerment des citoyens?

 

LES CONFÉRENCIERS

Thomas Landrain
La Paillasse
∼ le 4 Juillet de 11h à 11h30 ∼

« A la recherche de la matière noire de la science« 

La création de connaissances scientifiques repose sur des actions collaboratives, que ce soit pour la collecte de données, l’analyse, la critique constructive ou l’examen par les pairs. L’ère numérique, avec des communautés de taille et de diversité presque illimitées, permet maintenant l’exploration de nouveaux comportements collaboratifs. De plus, les très hautes vitesses de transfert de données et les possibilités d’accès instantané aux ressources vident la localisation géographique de son importance d’alors. Avec ces nouvelles pratiques en place, la science peut difficilement rester la propriété exclusive des institutions physiques. Au contraire, elle pourrait grandement bénéficier d’un cadre plus décentralisé et plus inclusif. Les exemples concrets et récents des mouvements DIYbio, des laboratoires communautaires et des programmes de sciences citoyennes fournissent de nouvelles façons d’accéder à, d’utiliser et de partager des ressources pour permettre la production de connaissances et d’outils. S’appuyant sur cela, je vais vous donner une idée de ce que pourrait être le futur paradigme du travail scientifique dans le cadre de collaborations ouvertes et massives. En utilisant comme exemple La Paillasse, premier laboratoire ouvert et communautaire de France, Epidemium, un programme scientifique ouvert et collaboratif qui étudie l’épidémiologie du cancer, et iGEM, une compétition étudiante de biologie synthétique, je vais discuter de la façon dont ces derniers révèlent de nouvelles perspectives et questions sur les caractères structurel et dynamique des futures communautés de recherche scientifique. Et enfin j’exposerai comment le Just one Giant Lab, un laboratoire ouvert et distribué fonctionnant comme une plateforme, peut permettre la facilitation de ces pratiques collaboratives.

 

Antoine Pic
CEO de FlyLab
∼ le 4 Juillet de 11h30 à 12h ∼

« Plateforme de développement pour drones et robots »

Créé en 2013, le FLYLAB est une start up dédiée à la robotique volante et aux drones. Basés sur de l’opensource et de l’openhardware, nos aéronefs (drones de prise de vue et de surveillance technique à voilure tournante, drones de cartographie 3D à voilure fixe) sont conçus, testés et améliorés sur une timelime très courte, dans notre fablab selon une méthode agile (Lean / Scrum). Avec le soutien de la communauté web, le FlyLab a vocation de de venir un centre international de recherche et d’expertise des drones en open source.

 

Mathieu Barthélemy
Institut de planétologie et d’astrophysique de Grenoble
Centre spatial universitaire de Grenoble
∼ le 4 Juillet de 12h à 12h30 ∼

« Citizen in space : nanosatellite »

Les nanosatellites, ce sont de tout petits cubes remplis de nanotechnologies qui aujourd’hui, prennent de plus en plus de place dans les missions spatiales, de l’exploration de Mars à la surveillance d’astéroïdes potentiellement dangereux. Des universités aux agences spatiales en passant par les industriels, de nombreuses équipes s’y intéressent de très près.

l y a a eu plus de 80 lancements en moyenne sur les 4 dernières années… Et ce n’est qu’un début !

Source : Euronews et La Tribune