Lowtech/Hightech

Lowtech, ressources et économie
∼  le 5 Juillet de 9h à 12h ∼


COORDINATEUR DE LA THEMATIQUE

Clément Chabot est à l’origine du Nomade des Mers, ce « low tech tour » avec Camille Duband, Amandine Garnier et Pierre Alain Lévêque, tous membres du projet de Gold of Bengal.

« Notre projet, c’est de documenter 12 systèmes pour rendre une maison autonome en énergie, en eau et sur le plan alimentaire. Le but n’est pas forcément de construire la maison mais de réunir le savoir-faire nécessaire qui permettra aux gens de l’utiliser, pas à pas, grâce à des vidéos tutorielles notamment »

UN PETIT MOT

« Too many of us blithely assume that we need not deal with the base causes of our environmental problems because soon-to-be-discovered technological solutions will make those problems obsolete. »

              Michael Zimmerman: Science, nonscience and nonsense, 1995

NOTRE VISION

L’utilisation des ressources de la terre s’est accélérée ces dernières années avec l’accélération de nos modes vies : nous avons besoins de toujours plus de ressources pour la construction, la production d’objets électronique, plus d’énergie…Les pays en voie de développement font preuve d’ingéniosité pour faire autant avec moins : les LOWTECH. Si l’usage des LOWTECH fait sens dans les pays en voie de développement , quelle serait leur utilisation dans les pays occidentaux et quels apports réciproques entre Lowtech et higtech?

POUR QUOI FAIRE ?

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LES CONFÉRENCIERS

 

Christian Duquennoi
Ingénieur de recherche à IRSTEA
∼ le 5 Juillet de 9h à 9h30 ∼

 « High-low tech et nouveaux rapports culturels aux déchets »

Transformer nos déchets en ressources est devenu une obligation dans un contexte de ressources limitées et d’accumulation des déchets dans les écosystèmes. La transition vers une économie de plus en plus circulaire ne pourra pleinement se faire qu’accompagnée par une transformation de nos modes de pensée et de nos représentations culturelles. Ainsi le déchet ne doit plus être la matière dont on se débarrasse à tout prix mais au contraire celle que l’on sanctuarise pour la réutiliser. Fab labs, repair cafés, recycleries, Do It Yourself, surcyclage sont autant d’expériences en plein essor qui témoignent de cette évolution et où se côtoient savoir-faire partagés, ressources numériques, réseaux sociaux, low et high tech… à l’image des écosystèmes naturels qui peuvent nous inspirer par la collaboration, pour recycler les déchets, entre organismes « low tech », par exemple les bactéries, et organismes « high-tech », par exemple les arthropodes. Irons-nous, comme les fourmis champignonnistes, jusqu’à développer une véritable intelligence collective de la gestion des déchets ?

 

Clément Chabot
Responsable innovation durable à Gold of Bengal
∼ le 5 Juillet de 9h30 à 10h ∼

 « Low-tech Tour de France, Expédition Nomade des Mers et Low-tech Lab »

Les low-technologies sont des systèmes simples, durables et accessibles en terme de coûts et de savoir-faire. Leur impact sur l’environnement est faible car elles privilégient les matériaux de récupération et des fonctionnements peu énergivores. Une low-tech, c’est par exemple un réchaud à économie de bois, un pédalier multifonctions, un système de réfrigération sans énergie. Mais la low-technologie, c’est aussi une philosophie, celle de faire mieux avec moins. À l’heure actuelle, cette philosophie n’est pas suffisamment diffusée et la R&D se concentre sur du high-tech, et des procédés toujours plus complexes.
Pourtant, partout dans le monde des inventeurs ingénieux innovent avec les moyens du bord et inventent des solutions pouvant être utiles à des millions de personnes, pour répondre à des problématiques aussi bien vitales, économiques ou environnementales.
Ces solutions méritent d’être partagées.
Notre objectif à terme est de permettre à chacun de répondre à ses besoins de base, de faire des économies, ou de réduire son impact environnemental grâce à une low-tech.
Les low-technologies sont à la portée de tous, et tout le monde peut contribuer à leur développement.


Anne Sophie Pierre
Chargé de projet : Innovation frugale et Décathlon Makers
∼ le 5 Juillet de 10h à 10h30 ∼

« Innovation frugale chez Décathlon : comment faire plus avec moins en conception produit ? »

La frugalité est un levier fort de valeur ajoutée dans la conception produit. Même si rendre accessible, est dans l’ADN de Décathlon, faire des produits SIMPLEMENT est souvent compliqué…! Je vous présenterai comment chez Décathlon nous avons appliqué les principes de Jugaad à la conception (design et ingénierie) au travers d’exemples concrets. Nous parlerons aussi des projets en cours et de leurs liens avec la politique développement durable et sociale de Décathlon.

Romain Anger
Docteur en matériaux, ingénieur, co-responsable de la thématique « matière / matériaux » du laboratoire CRAterre-AECC-ENSAG
∼ le 5 Juillet de 11h à 11h30 ∼

Les villes de demain seront-elles en terre crue ?

Comment construire avec ce que l’on a sous les pieds et à portée de main ? Comment mettre en place une économie circulaire des matières premières pour construire la ville de demain, au nord comme au sud ? A Paris, des millions de mètres cubes de terres de déblais seront extraites du sous-sol parisien dans les décennies à venir. Depuis l’exposition « Terres de Paris » (commissaires Joly&Loiret), présentée au pavillon de l’Arsenal, les acteurs du Grand Paris se préparent à mettre en place des filières mécanisées pour transformer les terres de chantier en matériaux de construction directement sur le lieu d’extraction.